07 octobre, 2013

Un long dimanche à la plage

(aujourd'hui c'est maman qui dit...)



Ici, c’est une île, donc les loisirs c’est beaucoup de plage.
Le dimanche, on a décidé d’aller autant qu'on peut, à la plage dans le sud de l’île : une journée en famille. Dans le sud, il fait toujours beau, y’a moins de vent et on voit des têtes différentes, on voit un peu de touristes, des allemands, des norvégiens, des danois, etc. 
Des guiris comme on nous appelle ici … (nous = les blonds)

Donc le dimanche, on décide d’ignorer toutes les choses à faire, qui attendront, 
et la journée se déroule toujours un peu dans ce genre …

On déjeune, on se prépare, on fait les sacs : serviettes, jeux, rechange, le pique-nique, le parasol, et la poussette. Puis c’est parti hop dans la voiture pour 40 minutes d’autoroute, qui passent super vite.

On file vers le Sud

À notre droite les montagnes embrumées, derrière nous les nuages s’accrochent au relief et s’installent plus facilement sur le nord de l’île. D’ailleurs, notre petit village est souvent à la limite nuage/ciel bleu, c’est assez bizarre, on dirait que quelqu’un a tracé une ligne dans le ciel…
Gran Canaria est surnommée l’île au printemps éternel, mais les mois les plus beaux sont Septembre et Octobre : moins de nuage, peu de vent, des températures plus hautes (un peu trop chaud…) donc c’est là qu’on en profite le plus.
Sur la côte Est, il y a beaucoup de vent, il pousse les nuages vers l’intérieur de l’île, on voit mieux, c’est d’ailleurs pour ça que l’aéroport s’est construit là, plutôt qu’aux abords de la grande ville.


On passe l’aéroport, et l’autoroute traverse une zone industrielle qui pourrait être banale si elle n’était pas aussi un champ d’éoliennes, qui tournent à plein rythme, à une vitesse incroyable : c’est beau. 

Le ciel est d’un bleu… 
Le vent passe entre les barres de toit et fait siffler la voiture « fvfvffvfiiiit ». 
Il faut bien tenir le volant sinon la voiture peut se déporter facilement. 
TJ demande pour la dixième fois : 
« maman c’est quoi ce bruit ? », 
« Mais tu sais mon amour, c’est le vent qui fait siffler la voiture, c’est rigolo ».


La prochaine sortie d’autoroute indique d’ailleurs le meilleur coin pour les sports de mer, avec un petit logo de planche à voile à côté du nom du bled : Pozo izquierdo, un des meilleurs spots de kite-surf et wind-surf.

Puis le paysage change, toujours la côte à gauche, mais la montagne à notre droite devient plus aride, elle n’était déjà pas très verte, mais là c’est juste des cailloux et des cactus. Des petits rigolos se sont d’ailleurs amusés à écrire des messages visibles de l’autoroute en plaçant des pierres blanches sur le flan de la montagne. 
Tout le monde qui passe par là sait que Pedro aime Isa « Te quiero Isa, ♥♥ Pedro ».

Le relief me fait un peu penser au Gran Canyon en moins grand et moins coloré. Beaucoup de films ont été tourné ici et dans les autres îles : Star Wars, le clash des Titans, etc... Une des élèves de papa Guégou qui est actrice et joue des petits rôles dans des séries espagnoles a d’ailleurs été figurante dans le film des Titans.


On arrive à la pointe Sud-Est et l’autoroute vire vers l’Ouest en longeant la côte Sud. C’est le coin touristique qui commence. Les bougainvilliers jaunes, roses, blanc fleurissent sur le bord de la route et tiennent compagnie au Figues de Barbarie.
L’autoroute monte un peu et entre deux buissons, on apperçoit au loin les dunes de Maspalomas, derrière les gros hotels de Playa del Ingles. Mais on ne s’arrête pas encore là, nous avons déjà visité les dunes, le vent peut être encore tenace sur la plage de Maspalomas et nous on veut moins de vent… 

Les sorties indiquent El tablero, Pasito Blanco
et on a nos petites blagues pour tous ces noms qui nous paraissent exotiques 
(en vrai on est un peu relou…).

C’est à peu près à ce moment là que TJ dit « Nous on s’arrête pas encore, parce que y’a les tunnels après et nous on va dans le tunnel, il faut mettre tes phares papa ! ». « C’est pas encore tout de suite mon amour mais c’est vrai, on va aller dans le tunnel ».

On passe entre les collines du Sud, où on peut apercevoir l’observatoire et les grandes paraboles de la NASA : le ciel est très clair, pas de pollution, c’est un endroit idéal pour observer l’espace ! On n’y a pas cru la 1ère fois quand on a vu marqué NASA sur la carte, mais effectivement la NASA a des observatoires un peu partout sur le globe.

L’autoroute monte et descent, on serpente entre les collines arides à 100km/h, et nous passons le 1er tunnel puis le 2ème. À la sortie, un panneau nous rappelle si on a oublié d’éteindre nos phares, ça nous fait toujours rire … Surtout que les canariens sont de vrais étourdis au volant !

En ce moment, on va à la plage de sable blanc, 
sortie 51 : Arguineguín (dis-le vite, c’est drôle).

On prend la petite route du bord de mer, le rond-point de la baleine, et on passe dans le village de Patalavaca (la patte de la vache… hihihi !) qui n’a de pittoresque que le nom : devant les hotels, les drapeaux sont norvégiens, danois, russes.
Dans le sud de l’île il y comme des zones aux frontières invisibles ; là c’est le lottissement et la plage des allemands, là-bas c’est la plage préférée des danois, ici celle des Norvégiens. À tel point que dans le village des allemands, il y a le pharmacien allemand, le docteur allemand et tout ce beau monde indiqué par des panneaux en allemand.

On tourne au panneau « collège norvégien » et on arrive au parking de la plage.
Parking = terrain vague caillouteux avec une barrière. 

À l’entrée, un vieux monsieur en gilet jaune attend sous son parasol, il soulevera la barrière pour nous laisser entrer, moyenant 3 euros la journée. On ne sait pas vraiment s’il est là légalement, mais ce n’est pas important. Il faut savoir que ce genre de parking est très courant sur l’île, souvent gardé par un vieux monsieur à qui on donne entre 1 et 3 euros. On lui donne volontiez, si ça peut l’aider à compléter sa petite retraite.


Les bougainvilliers de l'hotel
Le chemin jusqu’à la plage longe un grand hotel à la végétation luxuriante, Hanaé se réveille tout doucement de sa sieste, dans la poussette. 

On s’installe enfin sur le sable blanc. Hanaé à l’ombre du parasol essaye d’attraper tous, sauf ses jouets, et particulièrement les lunettes de soleil. 






L'hotel vu de la plage
Séance crémage intense : 
le soleil chauffe, mais il reste une légère brise pour nous rafraichir un petit peu. La mer est délicieuse. TJ n’a plus peur et se jète volontiers dedans sans les boués, il ne faut pas le perdre de l’œil une seconde ! 

J’essaye de lui apprendre à nager petit à petit, mais il préfère jouer à se lancer la petite balle rouge du jeu de raquette. Hanaé aussi adore son petit bain de mer, de préférence avant le petit pot, comme ça elle fait sa grosse sieste de l’après-midi.


Pique-nique à l’ombre du parasol : 
salade de pastèque pour nous et sandwich pour TJ. 
S’il est sage on ira acheter une petite glace ou un Smoothie. 


TJ va se trouver un copain ou une copine pour jouer. Sinon il s’amusera sûrement à nous jeter du sable dessus ou faire d’autres bêtises plus originales… Mais c’est pas grave, on reste zen, le dimanche c’est plage.


Premier 4 pattes sur la plage pour la choupinette ♥


Parfois c’est bien la vie d’expat’


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